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Guide · Ménopause

Sécheresse, douleur pendant les rapports, infections urinaires : un seul nom

Après la ménopause, la sécheresse, la douleur pendant les rapports et les infections urinaires qui reviennent portent un seul nom en médecine : le syndrome génito-urinaire de la ménopause. Voici ce que les études montrent, et ce qui aide à le montrer.

Mis à jour le 23 septembre 2026. Chaque chiffre renvoie à son étude, en bas de page.

Trois plaintes, un seul syndrome

La sécheresse vaginale, la douleur pendant les rapports et les infections urinaires à répétition sont regroupées par la médecine en une seule entité, le syndrome génito-urinaire de la ménopause. Dans une enquête en population auprès de 749 femmes brésiliennes de 45 à 60 ans, il touchait 51,4 % d'entre elles, et son symptôme le plus fréquent était la douleur pendant les rapports, chez 35 % (Bevilacqua 2025).

Précision : ces chiffres viennent d'un seul pays et d'une seule tranche d'âge. Ce ne sont pas des chiffres mondiaux.

La douleur pendant les rapports n'est pas qu'une affaire de jeunes femmes. Dans une enquête nationale britannique, elle concernait 10,4 % des femmes sexuellement actives de 55 à 64 ans, plus que chez les 16 à 24 ans (9,5 %) (Mitchell 2017).

Ce que montre la plus grande étude

Parmi 1 838 732 femmes américaines de 66 ans et plus dont le dossier Medicare porte un diagnostic de ce syndrome, 9,0 % ont retiré une ordonnance d'œstrogènes par voie vaginale, le traitement étudié. Et celles dont le syndrome se manifestait par des infections urinaires à répétition étaient, de tous les groupes, celles qui l'avaient le moins souvent retirée (Gallo 2025).

Ce que ce chiffre ne dit pas : il ne mesure ni la gravité des symptômes, ni le choix des femmes, ni celui des soignants, ni l'accès aux soins, et d'autres traitements n'ont pas été étudiés. Les auteurs refusent eux-mêmes d'en tirer un taux « souhaitable ». C'est aussi un minimum, puisque certaines ordonnances n'ont pas été comptées.

Ce qu'il montre : le dossier peut contenir le bon diagnostic, et la suite ne pas suivre. Montrer la série, sécheresse, douleur et infections ensemble et datées, c'est donner à voir le tout.

Quoi noter

On oublie jusqu'à 80 % de ce qui a été dit en consultation (Kessels 2003). Une liste simple :

  • La sécheresse : au quotidien, ou seulement pendant les rapports.
  • La douleur pendant les rapports : à l'entrée ou au fond, et s'il a fallu s'arrêter.
  • Chaque infection urinaire : ses dates, ce que tu as ressenti, l'examen et son résultat, négatif compris, ce que tu as pris. Le guide sur la cystite à répétition détaille quoi noter.
  • Ce que tu as essayé : lubrifiant, hydratant, traitement local, avec ou sans ordonnance, et si ça a changé quelque chose.
  • Tes rendez-vous, et ce qu'on t'a dit.

VivaLaVulva garde tout ça au même endroit, sans cycle s'il n'y en a plus, et en fait un résumé daté qui montre la série. Elle ne pose aucun diagnostic et ne recommande aucun traitement.

Questions fréquentes

+Qu'est-ce que le syndrome génito-urinaire de la ménopause ?

C'est le nom médical qui regroupe, après la ménopause, la sécheresse vaginale, la douleur pendant les rapports et des troubles urinaires, dont les infections urinaires à répétition. Ce ne sont pas trois problèmes séparés : la médecine les considère comme un seul.

+Infections urinaires à répétition après la ménopause, c'est lié ?

Elles font partie de ce que ce syndrome regroupe. Dans une très grande étude américaine, les femmes dont le syndrome se manifestait par des infections urinaires à répétition étaient celles qui avaient le moins souvent retiré un traitement local prescrit. Noter les infections, leurs dates et leurs examens aide à les montrer ensemble, et pas une par une.

+L'app est-elle faite pour moi si je n'ai plus de règles ?

Oui. Le cycle n'est qu'un fond, pour celles qui en ont un. Les épisodes, les soins, les douleurs et le résumé fonctionnent exactement pareil sans cycle.

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L'app est en test, gratuite, sur iPhone. On cherche des femmes qui vivent ce qui revient, pour nous dire ce qui manque, ce qui gêne, et les mots qui ne sont pas les bons.

Sources

  1. Bevilacqua et al. (2025), Menopause 32(2):134-141. Enquête en population, 749 femmes brésiliennes de 45 à 60 ans. PubMed
  2. Gallo et al. (2025), JAMA Network Open 8(12):e2549822. 1 838 732 femmes de 66 ans et plus, assurance Medicare, États-Unis. PubMed
  3. Mitchell et al. (2017), BJOG 124:1689-1697. Enquête nationale britannique Natsal-3, 6 669 femmes sexuellement actives. PubMed
  4. Kessels (2003), Journal of the Royal Society of Medicine 96(5):219-222. Revue des études sur la mémoire des informations médicales. PubMed

Cette page informe, elle ne soigne pas. Elle ne remplace ni un examen ni une consultation. VivaLaVulva n'est pas un dispositif médical : l'app ne pose pas de diagnostic et ne dit jamais ce que tu as. En cas de fièvre, de douleur dans le dos ou le côté, de sang dans les urines, ou si tu es enceinte, consulte sans attendre.

Syndrome génito-urinaire de la ménopause : ce qu'on sait, quoi noter | Pitsana