H
Heva Pulse
VivaLaVulva

Guide · Vaginose bactérienne

Vaginose à répétition : ce que la recherche sait, et quoi noter

L'odeur qui revient, les pertes qui changent, le traitement qui marche puis plus. Voici ce que les études montrent sur la vaginose qui revient, ce qu'elles ne savent pas, et ce qui aide à le montrer.

Mis à jour le 23 septembre 2026. Chaque chiffre renvoie à son étude, en bas de page.

La récidive est la règle, pas l'exception

58 % des femmes traitées pour une vaginose avec le traitement standard ont une récidive dans l'année. C'est ce qu'a mesuré une cohorte prospective de 139 femmes suivies douze mois ; 69 % ont vu revenir une flore déséquilibrée (Bradshaw 2006).

Et à l'examen, les soignants détectent 77 % des vaginoses (Schwebke 2018). Autrement dit, personne ne voit tout, à aucun bout de la consultation. Ce qui manque, c'est la série : quand, quoi, ce qui a été pris, ce que les examens ont dit, et comment ça s'est terminé.

Le partenaire et le préservatif : ce qui est mesuré

Dans une cohorte de 1 093 jeunes femmes suivies un an en Australie, l'apparition d'une vaginose était associée à un nouveau partenaire masculin (risque multiplié par 1,5) (Bradshaw 2013). Ce que la recherche mesure, c'est qui et combien, pas ce que tu fais : la fréquence des rapports n'y a pas été mesurée, et aucune étude ne mesure leur intensité.

Une chose est à ta portée seule : dans une cohorte de 871 femmes suivies en médiane trois ans, l'usage régulier du préservatif était associé à environ deux fois moins de vaginose (odds ratio ajusté 0,55) (Hutchinson 2007). Ces femmes avaient été recrutées pour un risque élevé d'infections sexuellement transmissibles : le rapport se transpose, pas les taux absolus.

Rien de tout ça ne désigne une cause pour toi. VivaLaVulva ne fera jamais ce rapprochement sur ton carnet : c'est une conversation avec une soignante.

Quoi noter, épisode par épisode

On oublie jusqu'à 80 % de ce qui a été dit en consultation (Kessels 2003). Une liste simple :

  • Les dates : le premier signe, et le jour où c'est fini.
  • Ce que tu as remarqué, avec tes mots : l'odeur, quand elle est plus forte, les pertes et à quoi elles ressemblent, une gêne, une brûlure.
  • Ce que tu as pris : antibiotique par la bouche ou en local, autre chose, combien de temps.
  • Les examens : prélèvement, et ce que le laboratoire a répondu.
  • Comment ça s'est terminé, et quand c'est revenu.
  • Les rapports que tu as eus, et de quel type, si tu le souhaites : un nouveau partenaire, le préservatif. Dans VivaLaVulva, ta vie sexuelle se note dans un espace à part, et un partenaire n'y figure que sous un surnom ou une initiale.
  • Tes règles, si tu en as.

L'app garde tout ça et en fait un résumé daté à montrer. Elle ne tire aucune conclusion à ta place.

Questions fréquentes

+Pourquoi ma vaginose revient-elle après le traitement ?

Parce que c'est ce que fait la vaginose chez la majorité des femmes : dans une cohorte suivie un an après le traitement standard, 58 % avaient une récidive. Une vaginose qui revient n'est pas la preuve de quelque chose que tu aurais mal fait. C'est une série, et une série se montre.

+Est-ce que la vaginose se transmet par le partenaire ?

La recherche associe l'apparition d'une vaginose à un nouveau partenaire masculin, et décrit des échanges de bactéries entre partenaires. Elle ne désigne ni coupable ni faute. Ce que tu notes dans ton carnet peut aider une soignante à poser ses questions.

+Le préservatif aide-t-il ?

Dans une cohorte de 871 femmes suivies trois ans en médiane, l'usage régulier du préservatif était associé à environ deux fois moins de vaginose. Ces femmes avaient été recrutées pour un risque élevé d'infections sexuellement transmissibles : le rapport de risque se transpose, les taux absolus non.

Tester VivaLaVulva

L'app est en test, gratuite, sur iPhone. On cherche des femmes qui vivent ce qui revient, pour nous dire ce qui manque, ce qui gêne, et les mots qui ne sont pas les bons.

Sources

  1. Bradshaw et al. (2006), Journal of Infectious Diseases 193(11):1478-1486. Cohorte prospective, 139 femmes suivies 12 mois après traitement. PubMed
  2. Schwebke et al. (2018), Journal of Clinical Microbiology 56(6):e00252-18. 1 677 femmes, diagnostic clinique comparé à une référence validée. PubMed
  3. Bradshaw et al. (2013), PLoS ONE 8(3):e57688. Cohorte de 1 093 femmes de 16 à 25 ans suivies 12 mois, en Australie. PubMed
  4. Hutchinson et al. (2007), Epidemiology 18(6):702-708. 871 femmes suivies trois ans en médiane, recrutées pour un risque élevé d'IST. PubMed
  5. Kessels (2003), Journal of the Royal Society of Medicine 96(5):219-222. Revue des études sur la mémoire des informations médicales. PubMed

Cette page informe, elle ne soigne pas. Elle ne remplace ni un examen ni une consultation. VivaLaVulva n'est pas un dispositif médical : l'app ne pose pas de diagnostic et ne dit jamais ce que tu as. En cas de fièvre, de douleur dans le dos ou le côté, de sang dans les urines, ou si tu es enceinte, consulte sans attendre.

Vaginose à répétition : ce qu'on sait, quoi noter | Pitsana